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L’ambivalence intergénérationnelle lors du passage à la formation générale des adultes des jeunes adultes non diplômés âgés de 16 à 25 ans.

Responsables: 

David Baril, c.o., M. Sc., professionnel de recherche au CÉRTA, Faculté d’éducation, Université de Sherbrooke

Partenaires: 

Sylvain Bourdon, professeur titulaire, CÉRTA, Faculté d’éducation, Université de Sherbrooke

Promoteur: 

Centre d'études et de recherches sur les transitions et l'apprentissage (CÉRTA), Université de Sherbrooke

Personne ressource: 

David Baril

Date d’échéance prévue: 

2014

Selon la littérature scientifique, les parents exercent une certaine influence – parfois positive, parfois négative; tantôt planifiée, tantôt involontaire – sur le parcours scolaire de leur enfant, que ce soit lors des études primaires, secondaires ou postsecondaires. Les parcours scolaires peuvent être des enjeux importants dans les relations parents-enfants et l’emprunt de parcours atypiques ou moins valorisés peuvent créer des tensions intergénérationnelles susceptibles d’affecter le soutien parental (Molgat, 2007). Une forme de parcours atypique consiste à délaisser la fréquentation du secteur des jeunes au secondaire pour poursuivre en formation générale des adultes (FGA).

L’ambivalence intergénérationnelle apparaîtrait quand un individu fait soudainement face à des contradictions inhérentes à sa relation avec ses enfants ou ses parents, contradictions qui, pour lui, seront peut-être irréconciliables (Lüscher et Pillemer, 1998). En ce sens, l’ambivalence intergénérationnelle est liée à la concurrence d’éléments opposés (normes, attentes, demandes, valeurs, pensées ou sentiments) et orientés vers une autre personne (Lüscher, 2002). La perception à la fois positive et négative de la relation est une caractéristique importante de ce concept (Lüscher et Pillemer, 1998). Une autre est son double ancrage, à la fois psychologique et sociologique (Ibid.).L’expérience de l’ambivalence ne doit pas être considérée a priori comme négative (Lüscher, 2002). Les individus qui la vivent la gèrent de façon plus ou moins compétente ou productive et peuvent en arriver à une solution harmonieuse ou conflictuelle. C'est le modèle d’interprétation de la gestion de l’ambivalence proposé par Lüscher (2002) et ayant guidé l’analyse des données qualitatives.

Les données qualitatives recueillies dans le cadre de l’Évaluation réaliste du Programme d’aide pour favoriser le retour en formation des 16-24 ans (Bourdon, Bélisle, Yergeau, Gosselin, Garon et Thériault, 2011) se sont avérées être des matériaux riches pour l’étude de l’ambivalence intergénérationnelle.

L’échantillon est composé de 30 jeunes adultes sans diplôme âgé de 16 à 25 ans, 13 hommes et 17 femmes, tous ayant effectué des études à la formation générale des adultes (FGA). Parmi ces jeunes adultes, 14 sont passés directement du secteur des jeunes à la FGA et 16 autres ont interrompu leurs études secondaires pendant au moins 3 mois avant d’intégrer ce service éducatif. C’est le corpus des entretiens de ces jeunes adultes, traité dans le logiciel NVivo 8, qui a été analysé sur un mode thématique séquencié (Paillé et Mucchielli, 2008).

Résultats
Le mémoire sera publié d’ici 2014. Cet automne, la revue internationale Enfances, Familles, Générations publiera l’article scientifique découlant de ce mémoire : J’arrête ou tu continues? L’ambivalence intergénérationnelle lors du passage des 16-25 ans à la formation générale des adultes.