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12 jours d’action pour l’élimination de la violence envers les femmes

Lancement de la campagne de sensibilisation et d'actions partout au Québec

 

Montréal, le 25 novembre 2012- Des organisations féministes lancent aujourd'hui la Campagne des 12 jours d’actions pour l’élimination de la violence envers les femmes par la publication d’un appel à l’action dans les médias écrits, la publication d’un calendrier d’actions partout au Québec ainsi que le lancement d’une capsule vidéo sur le thème  « Les femmes sont encore victimes de violence parce qu’elles sont des femmes ».

Les 12 jours d’action pour l’élimination de la violence envers les femmes 

S’inscrivant dans une campagne internationale, les 12 jours d’actions se déroulent partout au Québec du 25 novembre, Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, au 6 décembre, Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes. Partout, des organisations ayant à cœur la lutte contre la violence envers les femmes interpelleront de diverses façons la société québécoise pour dénoncer la violence subie par les femmes parce qu’elles sont des femmes. 

Ici comme ailleurs, les femmes subissent de la violence parce qu’elles sont des femmes

« On entend souvent que la violence envers les femmes est chose du passé, ou que les femmes exagèrent.  Pourtant ! Comment explique-t-on qu’en 2012, au Québec, un organisme d’intervention comme SOS Violence conjugale reçoit encore plus de 25 000 demandes d’aide par année ? Comment explique-t-on que depuis les années 1980, plus de 600 femmes autochtones sont portées disparues et ont été assassinées au Canada et qu’on en parle à peine ? Comment pouvons-nous dire que la violence envers les femmes n’est que chimère quand plus de 400 femmes ont été assassinées, et 500 disparues, à Ciudad Juarez au Mexique depuis 1993 ? » affirme Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec. 

C’est pour rappeler que, ici comme ailleurs, les femmes sont encore victimes de violence parce qu’elles sont des femmes qu’est publié aujourd'hui dans les principaux journaux une annonce endossée par plus de 60 organismes et plus de 30 personnes.  « Cette annonce invite la population québécoise à visionner une capsule vidéo au http://www.ffq.qc.ca. Cette capsule rappelle des statistiques et des faits souvent inconnus ou peu pris au sérieux, mais extrêmement troublants. Avec cette capsule, nous appelons à briser le silence, parce que le silence c’est l’indifférence !  » enchaîne Alexa Conradi, porte-parole. 

Le point final de la campagne : la commémoration de la tuerie de Polytechnique le 6 décembre

La Campagne des 12 jours d’actions se clôturera avec un rassemblement public, le 6 décembre prochain, devant le Palais de justice de Montréal, à 12h afin de commémorer les victimes de la tuerie de Polytechnique de 1989 en dénonçant toutes les formes de violence envers les femmes ainsi que  l’impunité favorisée par les structures judiciaires et étatiques qui s’avèrent incapables de garantir la sécurité et le respect de la vie des femmes. «  À cette occasion, nous rappellerons que, tant qu’il y aura de la violence envers les femmes et que celle-ci sera banalisée et tolérée, notre lutte pour que les femmes vivent en sécurité se poursuivra ! » termine Alexa Conradi, présidente. 

Thème :

Les femmes sont encore victimes de violence parce qu’elles sont des femmes, et aussi parce que :

  1. On ne croit pas les femmes
  2. On excuse les hommes
  3. On garde le silence
  4. On propage des stéréotypes sexistes et racistes


 

Le gouvernement du Canada réitère son appel à mettre fin à la violence faite aux femmes et aux filles

 

OTTAWA, le 23 nov. 2012 /CNW/ - En anticipation de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, qui sera célébrée le dimanche 25 novembre, l'honorable Rona Ambrose, ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux et ministre de la Condition féminine, a appelé aujourd'hui la population canadienne à se mobiliser afin d'éliminer toutes les formes de violence à l'égard des femmes et des filles.

« La Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes nous rappelle que, pour certaines femmes et certaines filles au Canada et ailleurs dans le monde, la violence et les menaces de violence demeurent des réalités quotidiennes, a dit la ministre Ambrose. La violence sexiste n'épargne personne. Elle brise des vies et des familles, et cause beaucoup de tort à notre économie. »

« J'invite les Canadiens et les Canadiennes de tous âges à travailler de concert pour mettre fin à toutes les formes de violence sexiste. Tout le monde doit fournir sa part d'efforts, y compris les hommes et les garçons, a ajouté la ministre Ambrose. Ensemble, nous pouvons mettre fin à cette violence. »

Le 25 novembre a été désigné Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes en mémoire des sœurs Mirabal (Patria, Minerva et Maria Teresa), tuées en 1960 dans un acte de violence sexiste en République dominicaine. Cette journée marque le début des 16 jours d'activisme contre la violence faite aux femmes, une campagne internationale qui inclut la Journée nationale de commémoration et d'action contre la violence faite aux femmes, le 6 décembre, et se termine avec la Journée internationale des droits de la personne, le 10 décembre.

Le gouvernement du Canada soutient des projets qui produisent des résultats tangibles pour les femmes et les filles au Canada tout en contribuant à renforcer les familles, les collectivités et le pays. Le financement que le gouvernement a octroyé, par l'entremise de Condition féminine Canada, à des projets communautaires a presque doublé depuis 2006-2007, passant de 10,8 millions de dollars à près de 19 millions de dollars — un niveau sans précédent. Depuis 2007, il a affecté plus de 54 millions de dollars à des projets qui visent à éliminer la violence faite aux femmes et aux filles.

Le gouvernement du Canada s'acquitte de son engagement à mettre fin à la violence faite aux femmes et aux filles dans les collectivités du Canada. La Loi sur la sécurité des rues et des communautés protège maintenant mieux les enfants et les jeunes contre la prédation sexuelle et a éliminé la possibilité de détention à domicile pour les personnes qui ont commis des crimes graves, comme les agressions sexuelles. La Loi exclut aussi toute possibilité de pardon pour ce genre d'infraction


 

Message de Michelle Bachelet pour la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes

 

On me demande souvent s’il est possible de mettre fin à la violence contre les femmes, étant donné le caractère généralisé et persistant de ces crimes. Ma réponse est oui, c’est possible. Cependant, nous ne pourrons y arriver que si nous travaillons tous ensemble. Nous sommes tous et toutes responsables, et il est temps que les dirigeants tiennent les promesses faites aux femmes.

En cette Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, je lance un appel à tous les dirigeants du monde: Engagez-vous pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes et des filles.

L’année dernière, j’ai lancé un agenda politique de 16 mesures pour mettre fin à la violence contre les femmes. Aujourd’hui, j’invite tous les chefs d’État et de gouvernement à participer à une initiative enthousiasmante visant à mettre en valeur les engagements nationaux pour mettre un terme à ce fléau.

Un premier pas a été franchi : le silence a été brisé. Aujourd’hui, au moins 125 pays érigent la violence domestique en crime et il existe un vaste cadre législatif de lutte contre la violence à l’égard des femmes et des filles. Le Programme d’action de Pékin constitue la base de notre action internationale. 187 pays ont ratifié la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes.

On en sait aujourd’hui plus sur les causes profondes de la violence et les femmes ainsi que les hommes et les jeunes continuent de se mobiliser en grand nombre contre la violence. Il existe d’innombrables organisations dont les membres travaillent sans relâche pour apporter un soutien aux victimes et, dans de nombreux pays, les dirigeants politiques ont pris des mesures décisives. Mais cela ne suffit pas.

Nous devons tous faire davantage pour protéger les femmes et empêcher cette violation persistante des droits humains. Les gouvernements et les dirigeants doivent montrer l’exemple. Il est grand temps que les gouvernements traduisent les promesses internationales en actions nationales concrètes.

Nous espérons voir de nouvelles lois plus efficaces, ainsi que des plans d’action nationaux qui offriront des centres d’accueil, des services d’assistance téléphonique gratuits ainsi qu’une aide juridique et médicale gratuite aux femmes victimes de violence et à leurs enfants.

Nous comptons sur la mise en place de programmes éducatifs qui enseignent les droits fondamentaux, l’égalité et le respect mutuel, et qui inspirent les jeunes à prendre les devants pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes et des filles. Il faut plus de femmes à des postes politiques et au sein des forces de l’ordre et de maintien de la paix. Il faut que les femmes bénéficient de l’égalité des chances sur le plan économique et aient accès à des emplois décents.

Pour mettre en œuvre ces actions, le monde a besoin de dirigeants déterminés et courageux. En mars prochain, les dirigeants des gouvernements et de la société civile se rassembleront à la Commission sur la condition des femmes pour convenir des mesures visant à prévenir et à répondre de manière efficace à la violence à l’égard des femmes.

Les attentes sont hautes et c’est bien normal. Dans certains pays, jusqu’à 7 femmes sur 10 sont battues, violées, maltraitées ou mutilées au cours de leur existence. Une crise de cette ampleur ne mérite rien de moins que la plus grande attention de la part des dirigeants du monde. Il n’y aura ni paix, ni réel progrès tant que des femmes vivront dans la crainte de la violence.

Aujourd’hui, la violence à l’égard des femmes est de plus en plus reconnue pour ce qu’elle est vraiment : une menace pour la démocratie, un obstacle à la paix durable, un fardeau pour les économies nationales et une honteuse violation des droits humains. Alors que de plus en plus de gens pensent que la violence contre les femmes n’est ni acceptable ni une fatalité, alors que de plus en plus d’auteurs de violences sont punis, le changement visant à mettre fin à la violence à l’égard des femmes prend de l’ampleur et se consolide.

Il ne s’agit pas uniquement d’un problème concernant les femmes, mais bien de notre responsabilité collective à tous et à toutes. La violence contre les femmes et les filles est un outrage et elle doit être arrêtée. Le temps de l’indifférence et des excuses est passé. À nous de montrer la volonté et la détermination et à nous de mobiliser davantage de ressources pour mettre fin à un fléau pour l’humanité : la violence à l’égard des femmes.

Oui, ensemble, nous pouvons mettre un terme à la violence.

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